Prime de fin d’année

C’est très à la mode en ces temps modernes, il faut plus ou moins s’exhiber, exposer ce qu’on a dans l’assiette ou dans son lit, comment nos vacances à l’autre bout du monde étaient super chouettes ! comment qu’elle est belle notre chambre d’hôtel avec vue sur la mer ! la Tour Eiffel devant laquelle on se fige un sourire contrit ou le marché de noël puant la cannelle et le vin chaud où on est allé déambuler malgré la menace des monstres islamo-terroristes, des gilets jaunes ou autres extrémistes de tous poils … Faut se montrer. Sur face de bouc, sur Maris Patch ou Zocleur, pour être il faut s’étaler de face, de dos, sur tous les profils et souvent, hélas, les pires. Donc, il y a les images, les selfies peu flatteuses et puis il y a les textes, qui accompagnent les dites images. Quelle consternation pour les ministres de l’éducation nationale qui se sont succédé ces 50 dernières années que de constater, navrés, la larme à l’œil et le dictionnaire à la main que la moitié des français écrit comme des émigrés primo arrivants et l’autre comme ils parlent c’est à dire mal, très mal, genre réfugiés sans papiers. Je ne dirai rien ici des idées mises en avant, fake news reprises, colportées, propagandées ni du grand complot international qui nous menace individuellement d’origine maçonnique, juive, islamiste, monarchiste, russe, américaine, javanaise, lesbienne ou fomenté par l’organisation secrète des garçons coiffeurs, ni de l’intrusion de la NSA dans nos portables, nos ordinateurs et bientôt dans nos toilettes …

Je vais donc céder à la mode du jour et vous offrir en guise de cadeau, de prime de fin d’année, quelques vues imprenables réalisées ici même et pratiquement sans bouger : mon espace privatif, mon domaine perso, mon horizon proche, mon quartier intime. Régalez-vous …

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C’est Noël

Pour tous ceux qui ne lisent pas les journaux, n’écoutent pas la radio, ne regardent pas la télé et surtout (ils sont rarissimes) n’ont ni Facebook, ni twiter ou autres machins comme ça, j’ai jugé utile et indispensable en ce jour de leur faire savoir que le père Noël était passé cette nuit, donc c’est trop tard pour être sympa avec sa femme, gentil avec la maîtresse, cordial avec ses collègues et souriant avec la concierge qui est encore une fois dans l’escalier …

Pour les sceptiques, américains et brésiliens fachos en particulier et autres incrédules du thermomètre, des typhons, ces cyclones, des tornades, des incendies, des sécheresses, des canicules, des oiseaux qui foutent le camp, des abeilles qui crèvent, de l’année encore une fois la plus chaude depuis 1900 (+1,8 °), bref, à ceux qui croient (j’allais dire « pensent » mais c’est là le problème, ils ne pensent pas) que ce n’est pas si grave que ça, que ça va s’arranger avec le temps, je veux apporter la preuve la plus élémentaire, la plus évidente, indéniable, indiscutable, incontestable, irréfutable et manifeste du réchauffement climatique : Pour la première fois depuis des lustres en cristal il n’y a pas de neige à Noël sur mon blog !

Et pourtant Alain a illuminé sa maison

‘Désolée, mais ça ne se fait pas’

Françoise Xenakis
ISBN : 2266074806    Éditeur : Pocket (17/05/1999)

L’histoire commence très mal.
Conformément aux souhaits de sa famille, Mary O’Malley, fille de hobereaux irlandais, apprend, en sortant de l’église où elle vient d’épouser son voisin Brian O’Neill, que sa sœur cadette, Grace, est enceinte de lui. Dans l’Irlande ultra-catholique de 1880, il y a des choses qui ne se font pas. Pour éviter d’aggraver le scandale, les familles ordonnent la séparation du couple, l’exil des amants, et celui, plus cruel encore, de Mary vers la lointaine Russie de Tolstoï et de Raspoutine. Trente ans plus tard, l’une des deux sœurs traîne encore son misérable destin. L’autre, comblée de richesse et de succès, prépare en secret son retour au pays pour enfin assouvir sa soif de vengeance.

 

 

 

Selon moi: Il n’est jamais trop tard pour lire un bon livre ! En voici l’exemple avec ‘Désolée, mais ça ne se fait pas’ de Françoise Xenakis. C’est bien construit, les personnages sont crédibles, sublimes jusque dans l’horreur et l’on sent autant la pluie nous couler dans le cou que l’odeur putride des bas-fonds de Londres. Avec une mise en parallèle des destins extraordinaires des deux sœurs, on avance avec l’envie toujours plus exacerbée de connaître l’issue finale ou fatale, d’arriver à l’ultime happy end et que justice soit faite nom de nom ! ….

Un cœur sans visage

Nicolas Ferry enseigne les mathématiques au lycée et s’ennuie. Plus de 30 ans d’enseignement sans un excès, ni un geste déplacé, pas une liaison avec une élève ou une altercation avec un collègue ou un voisin. Sa vie est aussi plate,  sinistre et transparente que la surface du verre d’eau qui l’aide à avaler ses pilules quotidiennes. Il ne se sent plus le courage ni l’envie de vivre dans la trop grande maison qu’il hante seul depuis la mort de sa mère, maintenant que Madeleine, la femme qui vient trois fois par semaine faire le ménage a disparu.
Lui, le rien, l’invisible, l’anti héros, il va partir à sa recherche et sans le vouloir s’enfoncer dans une cavale tragique à la poursuite d’un fantôme.
Félix GOATHERD, « Un cœur sans visage » éditions du bambois 2012

Selon moi : Au début je me suis demandé si le film « l’homme du train » avait un quelconque rapport avec cette histoire. Rochefort, le vieux prof dans sa vaste demeure … du coup Nicolas Ferry garda les traits de Rochefort et vite j’oubliai le film. Rien à voir, d’ailleurs dix ans les séparent et si le personnage central ressemble au prof du film, l’intrigue conduit Nicolas Ferry vers des étranges, des insoupçonnables que seul la naïveté du gars autorisent. Lieux impossibles, personnages obscures, situations noires, peurs terrifiantes, ambiance glaciale, réalité tordue, tortures sauvages Nicolas et le lecteur (à moins de se croire un gros bras tout en muscles et en gueule) tremblent tout au long des pages. Sueurs froides, nausées et maux divers garantis.

Erica

Bruyères dans un sous-bois. Rien à voir avec son homonyme EriKa , avec un K comme caca, avec 31 000 tonnes de fioul lourd qui viendront salir les côtes bretonnes, 400 kilomètres de côtes souillés  de la pointe du Finistère à la Charente-Maritime au soir du 11 décembre 1999. Résultat des courses : plus de 230 000 tonnes de fioul émulsionnées et de déchets récupérés … 74 000 oiseaux mazoutés recueillis morts ou vivants … la faute à qui ? à l’Erika, navire vieux de 25 ans, battant pavillon maltais, affrété par le groupe français TOTAL et appartenant à un armateur italien …
Je préfère l’Erica de septembre sous le soleil des Vosges.

A toi qui n’es pas encore né(e)

Albert JACQUARD

Généticien, Albert Jacquard n’a jamais cessé de s’interroger sur ce qui se transmet d’une génération à l’autre. Sous la forme d’une lettre à un arrière-petit-enfant adolescent en 2025, l’auteur de L’Équationdu nénuphar nous offre ici la synthèse de ses questionnements, de ses convictions, de ses craintes et de ses espoirs.
Huit milliards d’êtres humains parviendront-ils demain à cohabiter sur la planète ? Quelles conséquences une consommation frénétique, des manipulations incontrôlées du génome humain pourraient-elles avoir sur l’environnement et sur le destin collectif ? Quels garde-fous saurons-nous inventer pour préserver à la fois la diversité et la paix ?
Goût de connaître, respect de l’autre, nécessité de la critique et parfois de l’insoumission : telles sont les valeurs, ancrées dans sa vie et dans ses combats, que réaffirme ici Albert Jacquard, et qui font au bout du compte de ce livre une leçon d’optimisme et d’espoir.

Selon moi : La lettre d’Albert Jacquard à son arrière-petit-fils devrait être une lecture obligatoire (comme dans les pays totalitaires ? non, juste comme un élément d’ouverture d’esprit et de compréhension de notre planète, de notre monde, de notre environnement) aux jeunes gens avant qu’ils envisagent un choix de vie, un parcours d’études, une orientation comme disent les profs. Les profs aussi, obligés de lire ces 190 pages de réflexion intelligente, d’analyses et d’exemples simples posant de réelles interrogations humaines et humanistes. Obliger les nouveaux parents qui préparent un avenir sans inquiétudes à y penser à deux fois. Obliger, ceux qui votent sans voir plus loin que le bout de leur urne. Obliger les pessimistes, les renfrognés, les passéistes, les réacs, les fachos, les matons, les curés, les juges, les flics, les militaires, les routiers, les chinois, Trump, l’amant de ma belle-sœur …..

lectures

Dernièrement, suite aux articles de ce début d’année consacrés uniquement à mes lectures, on m’a demandé si j’avais fait à cette occasion, la liste des bouquins empilés sur les rayons de mon bureau. Que néni ! c’était bien là le reflet de mes lectures du moment. Depuis, j’ai abandonné ce genre d’expression n’étant ni critique, ni plus ou moins doué pour donner un avis qui, d’ailleurs ne concernait que ma personne, que mon ressenti. N’ayant pas non plus vocation ni intérêt à promouvoir des bouquins (d’ailleurs souvent introuvables), la série littéraire s’est arrêtée mais pas la lecture. Les longs après-midi caniculaires invitaient à se mettre à l’ombre de quelque feuillage avec chapeau de paille, transat et boisson fraîche ajoutés au cocktail estival et plongeons alternativement dans la piscine et dans un livre format papier ou électronique …

Voici donc ci-après une liste de bouquins parcourus ces temps derniers. Pas de commentaire, juste un repère mémoriel, le souvenir (ou non) de l’intérêt et/ou du plaisir né(s) de ce bouquin.

D’abord vous parler d’un recueil de poésies que je relis souvent et qui toujours me touche. Ne le cherchez pas, il doit être introuvable aujourd’hui. Publié aux Éditions Gérard Louis, à Remiremont, en 1997, c’est l’œuvre d’un ami. Il s’appelait Bernard Froehly. Je revois encore sa haute silhouette d’échassier silencieux et discret arpentant en longues enjambées les rues de sa ville natale, de son quartier d’enfance où il échoua après bien des années d’exil, le corps, le cœur et l’âme tordus, brisés. « Les déclins de la raison » c’est le récit de ses ailleurs, de ses rêves.

La diabolique de Caluire de Pierre Péan ⇝
Guillaume, l’espion tranquille du chancelier de Basile Tesselin ⇗
Les grands voyageurs de Claude Villers ⇗
Cadres noirs de Pierre Lemaître  ⇑
Quatre racines blanches de Jacques Saussey  ⇑
Le dragon de Muveran de Marc Voltenauer  ⇑
Les salauds devront payer de Emmanuel Grand  ⇑
Le secret de la salamandre de Tardi  ⇗
La liste de nos interdits de Koethi Zan  ⇘
Les derniers jours des dictateurs de Diane Ducret et Emmanuel Hecht  ⇝
Et après de Musso  ∅
Ça 1 de Stephan King  ∅
la vie des morts de Agnès Chabrier  ⇘
La confession d’une taupe à Pôle-emploi de Gaël Guiselin  ⇑
Alabama song de Gilles Leroy ⇗

les prochains …

La théorie des cordes et La dame N° 13 de José Carlos Somoza  ⇝
Danse, danse, danse de Huraki Murakami ⇗Les infortunes de la vertu et Ernestine et autres nouvelles de Sade  ⇝
Gatsby le magnifique de F S Fitzgerald  ⇘
Dans la dèche à Paris et à Londres de George Orwell  ⇝
Dévoration de Richard Millet  ⇗
Le manuscrit inachevé de F Thillez ⇗

⇑ bien
⇗ pas mal
⇝ moyen
⇘pas terrible
∅ nul

Promenade dominicale

Ce matin on ressentait les premiers frimas, hier la pluie avait arrosé les jardins une grande partie de la journée. Malgré le mal de dos qui m’empêche de bouger, j’ai pris mon bâton de pèlerin et nous sommes allés gonfler les rangs des marcheurs de la MP de Vagney, juste histoire de bouger un peu. On a fait les 10 km qui menaient à Thiefosse par la plaine avec retour par la rue de Angles où nous rencontrâmes Yvonne. Nono, Dany, JC et Claudie sont partis de leur côté, plus tard, pour le parcours de 20km

La vie d'un homme est son image.

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