Los Alisios

Il pleut … pas des masses, juste un bout de nuage qui s’essore, une queue d’orage là-bas … le thermomètre affiche timidement 19°, l’herbe est haute, les tulipes fanées et les azalées commencent à perdre leurs fleurs. Paris a les pieds mouillés jusqu’à la ceinture. Bref, c’est un été qui s’annonce mal.

Ce matin, on a défait nos valises, sommes allés fissa à Inter pour acheter de l’eau et depuis on regarde les photos. Certes c’était pas le plus chic des endroits de l’île, mais c’était pas le plus moche, loin de là et c’était tranquille. Un hôtel à flanc d’une colline qui devait être construite comme le voisinage, envahie d’hôtels, de résidences, de centres commerciaux. Sauf que, visiblement, le projet a avorté. Il y a bien les rues, les lampadaires, les trottoirs … et rien d’autre. L’accès en est condamné. Voilà pour l’extérieur.

tenerife 2016 01Passée la « récepcion », on entre dans un espace fermé par trois bâtiments et une terrasse côté rue, espace qui abrite les transats autour de la piscine. Étonnamment on ne s’y bat pas les places au soleil, personne ne dépose sa serviette avant le levé du soleil pour réserver sa chaise longue. Tout est calme. Dois-je préciser à ce moment de la description qu’il n’y a pas d’allemands dans l’hôtel ? Non, vous l’avez déjà deviné. Des espagnols, quelques rares anglophones et toute une tribu de français fraîchement débarqués de l’avion qui les menait de Bâle à Tenerife. Ah ! Le charme des moyens courriers ! L’hôtesse germanophone nous propose, puisque nous voyageons avec l’option « snack », une boisson et … une sorte de petit pain à la mie aussi blanche et dense qu’un pain de guerre  … ce sera notre déjeuner ! Quand nous feront-ils voyager debout ?

Un gentille animateur nous guide vers notre chambre. Je devrais plutôt dire notre appartement puisqu’il occupe 70 m² avec une belle chambre, une vaste salle d’eau, une kitchenette, un vaste séjour et une belle terrasse orientée plein sud et donnant à la fois au dessus du bar et sur la piscine. Au loin, on aperçoit la mer qui, ici, est un océan …

Nos journées vont alors se dérouler en longues balades le long des plages, dans les rues commerçantes de Los Cristianos, Las Vistas et Las Américas. Nous louerons une auto pour aller voir des villes et villages typiques au nord-ouest de l’île, évitant le Teide déjà parcouru à deux reprises lors de nos précédents voyages. Quelques chaudes après-midi à lire au bortenerife 2016 14d de la piscine, quelques apéros au bar, quelques jeux à la même terrasse, proposés par les jeunes animateurs et animatrices. Oui, car il faut que je précise ici que, contrairement à une vieille habitude, nous avons voyagé avec « Club 3000 » ce qui explique la présence des jeunes gens en T shirt bleu. C’est lors d’un de ces jeux que, montant sur une enchère, j’obtenais le privilège d’avoir nos petits-déjeuners servis dans notre chambre par Juanita, superbe éphèbe barbu et … travesti. Tout allait bien et les jours coulaient en une douce quiétude sous le soleil de plomb canarien jusqu’au moment où deux ou trois couples qu’accompagnaient deux ou trois jeunes (et moins jeune …) nymphes ou nymphos en quête de sensations arrivaient et bousculaient tout sur leur passage telstenerife 2016 19 des garnements d’une colonie de vacances pour retraités effrontés.  … quelle rigolade !

Nous avons mené notre semaine en évitant de les croiser trop souvent et ce fut très tenerife 2016 45heureux. Annie a fait de belles emplettes dans de beaux magasins, je me suis acheté une tablette 10 ‘ et nous allions parfois terminer la matinée en buvant une bière sur la place « Del Carmen » face à l’église. Les arbres étaient en fleurs, les cactus aussi, le ciel bleu, les routes sinueuses, les montagnes dans les nuages tout comme les chinois au fond de leurs échoppes et les pakistanais dans les sous-sols des centres commerciaux. Annie tenait à revoir l’hôtel Fanabé où nous fumes trois fois alors nous y sommes allés avec un couple d’amis, dans une Fiat panda poussive … Nous sommes allé faire la fermeture de « Plaza del Duque » puis, après quelques hésitations, sommes rentrés par Las Américas aux couleurs de Las Végas …

Hier le Boeing 737 800 qui nous ramenait s’est posé à minuit à l’aéroport de Bâle. Deux heures trente de bus plus tard nous étions à Épinal. Quatre heures du matin extinction des feux non sans avoir pris connaissance d’une information : l’eau du village est polluée par une bactérie, il ne faut pas en consommer. On boira du vino tinto !

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