Kurt Wallander

L’hiver, le ciel gris, les nuages bas, le vent, la pluie, ce pourrait être déjà un paysage propice à rencontrer au coin de la rue un type un peu mal fagoté, sentant l’alcool, les yeux rendez-vous vous êtes cernés ! Mais ce type là il est suédois, il sévit à Ystad, dans un commissariat de police qui n’assure pas contre le vol sa machine à café vu qu’il y en a toujours un ou une pour s’y pencher et sortir un gobelet fumant. Aucun risque. Il est l’ancien qui picole, qui n’a pas de femme, qui a un père douleur, une fille chiante, un chien fidèle, une Peugeot pourrie et pas mal de chance.

Dans la ville de Ystad où il ne se passe rien de pire que partout ailleurs en Suède, ce pays de vent glacial et de neige, de terre glaise, de petites routes, d’étangs épars et de longues, très longues soirées d’hiver vous croiserez forcément Kurt Wallander, le héros de Henning Mansell, le commissaire revenu de Riga, celui qui trouve une main sortant du sol lorsqu’il visite une maison, celui qui surveille et filoche à lui-seul, dans la nuit sibérienne, un dangereux terroriste ou encore qui oublie son arme de service dans un restaurant d’où il est sorti complètement bourré la veille. Il aime picoler, dort peu, se lève tôt, écoute beaucoup d’opéra, la Callas très souvent, téléphone à son père chaque jour, surveille mal son diabète bref, c’est un type ordinaire, loin du super héros et c’est pourquoi il plaît, parce qu’il est parfois pathétique, parfois dans un doute sombre, parce qu’il est chanceux certains jours et merdeux d’autres fois, parce ses chaussettes sont parfois trouées, que ses collègues jouent aux courses, puent la sueur, ont de jolis culs pour certaines, parce qu’il pleut aussi sur lui, qu’il marche dans des flaques d’eau et bouffe des sandwichs comme nous. Parce qu’il ressemble au quidam qu’on vient de croiser. Il a l’age de son auteur, il vieillit avec lui, plus ou moins bien, pas un grand millésime mais efficace. Il a du corps, est bien charpenté, il sent bon son terroir. A force de le lire on connaît mieux sa famille, ses défauts, ses regrets et même ses hontes, ses envies, ses retenues au point que l’intrigue devient presque secondaire.

Je lis la série, dans le désordre, au fil des livres papier ou Epub dégotés ici ou là. La kobo a fait le plein et j’aurai terminé la série avant l’arrivée du printemps ! Disons la fin de semaine au plus …

quelques titres :

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Un commentaire pour Kurt Wallander

  1. dany dit :

    Comme tu dis, on va attendre pour voir si elle marche cette tablette…mais en attendant bravo pour la réaction…on peut aussi reconnaitre quand ça se passe bien !!

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