Taormina, Naxos, avant le G7

L’histoire de Taormine commence pour nous en hiver, au début de cette année, par un mardi frais et ensoleillé. Je pousse la porte de l’agence où nous avons nos habitudes et après quelques échanges avec notre « travel planner » préférée et prénommée Sandra, nous convenons d’un séjour d’une quinzaine à Naxos à l’hôtel Atahôtel Naxos beach. C’est, nous dit-elle, à une portée de fusil de Taormina, la perle de la Sicile … et au pied de l’Etna. On décollera le 6 mai de l’aéroport de Luxembourg après une nuit à l’Ibis qui lui fait face.

l’Atahôtel

A Catane nous attend une charmante hôtesse dépêchée par LuxairTours laquelle nous accompagne jusqu’à l’Atahôtel. Là on nous installe pour quinze nuits dans une belle chambre au deuxième étage. On fait ensuite le tour du propriétaire des 14 ha des parcs, jardins, piscines, restaurants, bars, etc … et on finit par s’installer à la plage sous un cocotier, bref, on commence nos vacances au soleil après avoir laissé derrière nous l’hiver et ses ravages sur les plantations.
Bien vite nous pendrons l’habitude d’aller vers le port de Naxos qui termine sa toilette de printemps en attendant les premiers touristes fraîchement débarqués qui des avions, qui des bateaux, à pieds, à vélos ou, comme nos amis, en camping-car. Visite de Taormine et déjà on constate la présence étonnante et exagérée de policiers et militaires en arme ! Le Giro doit passer par là le lendemain, certes, mais ça ne justifie quand même pas autant de bleus à l’entrée de la ville … c’est alors qu’on apprend que se tiendra bientôt ici même le prochain G7 ! Et rapidement on constatera, de jour en jour, d’heure en heure, une augmentation sensible, une exagération, une profusion, une débauche de flics, de vigi de fuego, de protection civile, de carabiniers, de soldats au drôle de bonnet à pompon, de militaires aux tenues chamarrées et décorées comme des arbres de Noël. Ils sont partout ! Notre hôtel est protégé jour et nuit par un essaim de carabiniers …

Des hommes en noir
Mens in black, limousines grand luxe, des Forest Gump plein les étage, l’hôtel changea de physionomie et nous de chambre … Une délégation américaine US s’installait dans les étages 3 et 4 et transformait une chambre en bureau. Les « mens in black » ne voulaient personne sous cette chambre-bureau aussi nous pria-t-on de déguerpir fissa vers une suite surclassée pour compensation et dédommagement. On dégagea en laissant les micros branchés …
Bon, fallait se faire une raison, il y aurait des flics de toutes sortes partout. On alla voir jusqu’au pied de l’Etna pour vérifier. Là les volatiles étaient absents, ce fut un violent vent qui nous chahuta et nous glaça. Polaire à 2600 m, à 3000 m nuages rapides et denses qui ne nous invitaient pas à aller plus haut. Pour y voir quoi ? On redescendit et on se balada dans la région au volant de notre petite Twingo de loc poussive. On s’habitua rapidement à la conduite locale. C’est assez simple : ne pas s’arrêter au stop si la voie est dégagée ; doubler quand on peut et surtout s’il y a une bande blanche réputée par chez nous « infranchissable » (il me faudra demander confirmation à Yoyo qui passe son permis sous peu) ; stationner à peu près partout, voir n’importe où ; user du klaxon pour saluer un copain sur le trottoir ; ne mettre la ceinture qu’un jour sur deux ; téléphoner au volant tout en faisant un large sourire aux flics qui, fatigués te traîner leurs ombres, s’abritent sous un palmier pour cloper tranquillement.
Après moult églises, placettes, façades ruinées dans de charmants villages tels Paterno, Zafférana ou Nicolosi, nous allâmes vers Siracusa où, accompagnés de « pépo » un guide génial d’à peine 83 ans, nous traversâmes les siècles … et les cortèges de touristes en flot continu. Nous poussâmes jusqu’à Noto.

Bref, nous gardons un souvenir charmant de la Sicile, de l’accueil, de la classe de l’hôtel, du service parfait, de la gentillesse de Nunzo ou de Claudio, des pizzas délicieuses, des desserts redoutables, des pâtes épatantes, du super marché du samedi matin, des poissonneries, des vitrines proposant des vestes à plus de 1000 €, des gélatti extraordinaires, des décors splendides, des théâtres antiques, des marbres des autels, des vierges enluminées, des cierges électriques, des carabiniers et même de Nono ! Car il faut dire ici que nos chers amis visitaient eux aussi, à pareille époque la Sicile. Ils arrivèrent par une fin de journée à Naxos où nous allâmes les rejoindre eux, Claudine et son chéri Jean-Claude. On était heureux de revoir Nono et Dany ! Ils sont toujours sur la route italienne en ce jour et nous les attendons pour échanger nos souvenirs encore tout chaud.

Toutes les 412 photos sont ici : album

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