Bien gouverner


La coque est soudée et bien soudée c’est ce que l’inspection dira. Maintenant il faut penser à propulser le bateau. Eole et pétoléum sont dans un bateau …. si l’un tombe à l’eau il reste le second.
Un grand mat de 11 ou 12 mètre est prévu, nous y reviendrons plus tard. Pour sortir et entrer au port ou pour la navigation en eau douce, le seul moyen autorisé c’est le moteur. Jean-Marie fait l’acquisition un moteur diesel de BX Citroën, c’est bien la seule chose qu’il n’aura pas fait lui-même. Double circuit de refroidissement et surtout adaptation d’un réducteur inverseur en sortie d’arbre. L’hélice sortira de son atelier. Tout comme l’arbre de transmission et le système à gouverner.

Quelques définitions pour les terriens :

Le gouvernail d’étambot est fixé à la poupe, l’arrière de la coque.

Le gouvernail est un ensemble constitué par :

  • une surface immergée appelée safran pouvant générer une force latérale, généralement mobile en rotation autour d’un axe sensiblement vertical,

  • un prolongement hors de l’eau servant au contrôle en rotation du safran : la mèche de gouvernail (axe physique), la partie haute d’un safran extérieur,

  • un levier de commande : la barre, actionnée manuellement ou mécaniquement par des câbles ou des vérins.

Les gouvernails sont souvent placés dans le jet de l’hélice, ce qui augmente leur efficacité en marche avant (utilisation principale).

Le safran est une partie du gouvernail d’un navire, constitué d’un plan vertical pouvant pivoter afin de dévier le flux d’eau sous la coque pour changer la direction du navire. Son effet est accru pour un navire à hélice car le flux d’eau est accéléré dans le voisinage du safran.

Maintenant que vous savez aussi bien que moi de quoi est constitué un gouvernail d’étambot, imaginez vous dans un atelier muni de tôles, de cornières, de tubes et de tout l’ensemble des outils décrits précédemment. Jean-Marie va de nouveau tracer des plans de conception et réalisation pour construire l’ensemble du système de gouvernail. Ses plans s’ajouteront à la longue série. Il en compte actuellement près de mille !
Au terme de longues journées et de nuits sans sommeil, il aura réussi la performance de créer de toute pièce un ensemble cohérent de haute technicité, c’est à dire simple, robuste et sur lequel il pourra au besoin intervenir facilement. Il aura également fabriqué une barre merveilleuse qui l’emmènera derrière l’horizon, et qu’il manœuvrera depuis le château arrière, la casquette bien vissée sur son crane buriné par les embruns du large. Pour les jours de gros temps, il conçoit un poste de pilotage intérieur, dans le salon-cuisine de sa future résidence flottante. La hauteur du siège a été testée dans sa propre cuisine … Un petite barre suffira pour gouverner et ce sont des câbles d’acier qui assureront la transmission du poste de pilotage intérieur vers le gouvernail. A la question : pourquoi pas une barre électrique comme le Charles De Gaulle ou un système hydraulique ? Il réponds dépannage …. un câble ça se remplace facilement, tu en trouves partout alors qu’un synchro …. c’est moins sur !
Puisque nous sommes à l’intérieur, je vous proposerez un petit tour du chantier et une description des équipements de vie lors du prochain billet.

 

   

 

 

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